Archives de Tag: Séries

I love you Tina Fey

2 sept

© DR

Je tiens à prévenir mon cher lectorat, les quelques mots qui vont suivre useront massivement de l’hyperbole. J’ai découvert Tina Fey en regardant, que dis-je, en dévorant les saisons de 30 Rock, une série qui envoie grave du pâté. Cette fiction très américano-américaine, à voir absolument en VO, dépeint le quotidien de l’émission de divertissement TJS sur NBC, chaîne sur laquelle la série est justement diffusée. Soit une des plus belles mises en abîme que la téloche ait jamais pondue. Tina Fey produit, écrit, réalise parfois même le show et y campe Liz Lemon, la scénariste en chef de TJS. 30 Rock – en référence au 30 Rockefeller Plaza, l’adresse de NBC – est un petit bijou télévisuel porté à bout de bras par cette quarantenaire un peu madame Tout-le-monde, un peu Wonder Woman.

En creusant un peu, je découvre que Madame Fey s’est taillée une série autobiographique puisqu’elle a occupé pendant de nombreuses années le poste de scénariste en chef de l’émission culte Saturday Night Live. Les acteurs mégalos, elle connaît. Les producteurs au bord du burn-out, elle a aussi donné. Les cadres dirigeants du Network qui ne pensent qu’à vendre des micro-ondes pendant les pages de pub n’ont pas de secret pour elle. Mais attention, 30 Rock n’est pas qu’une critique de la télévision moderne. C’est un OVNI époustouflant d’absurde, parsemé de dialogues hilarants, mais surtout habité de personnages aussi épiques que grotesques. Mention spéciale à Alec Baldwin, (Lire la suite…)

Tout comme Wonder Woman

10 mai

Lynda Carter, divine dans la série télévisée.

71 ans, et pas une ride. Wonder Woman est partout. La super-héroïne est l’égérie de la collection printemps 2011 de M.A.C (le maquilleur, pas l’ordinateur), et la chaîne de télé américaine NBC veut préparer une nouvelle série revisitée par David Kelley (Ally McBeal) pour la rentrée.

Petite, j’étais très fan de Diana Prince. Son come-back fait ma plus grande joie. Alors j’ai un peu creusé le sujet.

D’où vient WW ? Allez, un quizz :

A : de l’imagination débordante de l’inventeur du détecteur de mensonge
B : de Paradise Island
C : de la mythologie grecque

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Misfits : la série anglaise que vous allez adorer

18 mar


Prenez Heroes passé au mixeur, ajoutez-y une touche de Skins, une bonne dose de trash potache, et vous obtenez Misfits. Une histoire de jeunes gens qui se découvrent des super-pouvoirs à la suite d’une tempête du troisième type. Rien de vraiment révolutionnaire en matière de pitch, me direz-vous… C’est sans compter que pour une fois une série SF n’est pas produite aux USA, donc potentiellement libérée des codes ultra-conventionnels du genre.

Les anti-Heroes

Les personnages sont nature, parfois extrêmes et totalement addictifs. Au chapitre de cette excellente fiction, une troupe de djeuns à la dérive se retrouve réunie pour purger sa peine de travaux d’intérêt général. Par le menu : un athlète qui s’est fait pincer pour dopage, un introverti pyromane, une jolie nympho, un petit con et une lascarde. Ici, pas de cheerleader qui veut sauver le monde… à quoi bon ? Ces racailles-là jurent, se droguent et préfèrent mimer le sexe plutôt qu’en parler, provoc’ oblige. (Lire la suite…)

Flashforward : autopsie d’une série morte-née

20 juil

Flashforward devait être le nouveau carton cathodique de l’année. C’est dans cette série que la chaîne ABC mettait tous ses espoirs après avoir enterré Lost, son chef-d’œuvre, au terme de six saisons aussi apocalyptiques qu’orgasmiques. Nous voici donc à nouveau avec une fiction chorale sur les bras, des personnages à gogo, des phénomènes scientifico-paranormaux inexpliqués et un gentil héros fragile. Oui mais voilà, ce coup-ci, la mayonnaise n’a pas pris et ABC a dû déprogrammer Flashforward au terme d’une et unique saison, faute d’audience. On se demande encore comment le dernier-né de ABC a pu arriver à un tel niveau de nullité en si peu de temps, quand d’autres séries (comme Heroes) ont la politesse d’attendre la troisième saison pour partir en vrille. Analyse médico-légale d’un fiasco télévisuel programmé.

Un mystère avorté

Oui, nous avions tous exulté devant le sublime scénario à tiroirs de Lost. Et malgré certaines incohérences, la série est parvenue à nous tenir en haleine pendant six ans ! Sa petite sœur ratée avait elle aussi tout pour réussir. Le pitch de Flashforward : les êtres humains du monde entier font un blackout de 2,17 minutes, durant lequel ils voient un futur censé se produire exactement six mois plus tard. (Lire la suite…)

Hollywood et le tabou de l’avortement

6 avr

© Cherry Productions

Hollywood n’aime pas l’IVG. La maternité y est d’ailleurs souvent portée à l’écran sur un mode neuneu. (On se souvient avec effroi de Allo maman, ici bébé, en 1989.) C’est donc tout naturellement que la sortie en 2007 de deux comédies abordant le thème de la grossesse non désirée aurait dû nous réjouir. Parmi ces opus, si le film Juno est perçu comme une fiction “intelligente”, En cloque, mode d’emploi (Knocked up) est, quant à lui, à ranger dans la catégorie des films “drôles” à l’humour calibré pour nos amis les hommes.

Jusque-là tout va bien. Je passe un bon moment devant chacun de ces blockbusters. Mais quelques jours après avoir visionné Knocked Up, je suis foudroyée par une révélation : à aucun moment le mot “avortement” n’est prononcé. AUCUN. Nous avons donc Alison (Katherine Heigl), jeune trentenaire vivant chez sa sœur et son beauf et sur le point de recevoir la promotion de sa life, qui tombe accidentellement enceinte après une partie de jambes en l’air éthylique avec un gros attardé, gentil, pas beau et fauché. Il faudra toute la magie d’Hollywood pour créer le retournement de situation qui permet à Alison d’aller au bout de sa grossesse, et d’en faire un film marrant. Sauf que voilà, le pourtant pas très conservateur Judd Apatow, qui réalise le film, en a oublié une scène : celle où Alison se pose une question simple mais essentielle : “vais-je garder cet enfant ?” Au lieu de ça, nous assistons à la plus belle ellipse de l’histoire du cinéma. Alison urine sur 58 tests de grossesse, réalise qu’elle est vraiment enceinte et là… RIEN. Elle cherche à contacter le géniteur, Ben (Seth Rogen), le revoit et lui demande de l’accompagner chez le docteur. Quand le gynéco lui confirme sa grossesse, elle fond en larmes (des larmes de désespoir). Sa mère lui conseille de “s’en occuper” (traduction : de recourir à une IVG), et un des potes de Ben lui conseille un “avorchose” ou ce qu’il appelle un “transbordement”, parce que “ça rime avec”. L’avortement a clairement été banni du scénario tant dans les mots que dans les faits. Alison gardera le bébé. Fin d’une histoire pas très crédible. (Lire la suite…)

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