Voilà près d’un an que j’arpente Paris à vélo. Fini le métro déprimant, oublié le bus lent et bondé : dès que la météo me le permet, je troque, comme nombre de Parisiens, mon Pass Navigo contre une bonne vieille bicyclette. Depuis l’avènement du Vélib’ et de la sainte piste cyclable, les vélos sont assez nombreux pour changer la donne et notre manière de conduire ensemble. C’est bien connu, dans les couloirs du métro sévit la loi du plus fort : pour avancer, il faut marcher d’un pas déterminé afin de forcer les autres à vous laisser passer, sous peine de se faire happer par un flot ininterrompu de Transiliens sous antidépresseurs. Eh bien sur la route, c’est pareil, voire pire ! Petite analyse des comportements, animosités et autres rapports de force qui rythment l’asphalte de la capitale.
Le piéton
Tout en bas de la chaîne alimentaire, le piéton n’est pas moins inconscient de son statut de fourmi. Depuis que la légende urbaine dit qu’il n’est plus en tort en traversant quand le bonhomme est rouge ou même en dehors des passages cloutés, ce fou à lier a pris la confiance. Qu’il garde le nez en l’air (ah… les touristes !) ou qu’il se jette sous vos roues en vous regardant droit dans les yeux, le piéton a une foi indéfectible en son “bon droit”… quitte à y laisser sa peau.
Le Vélib’
Le Vélib’ est au vélo ce que le conducteur du dimanche est à Alain Prost : un novice doublé d’une tête de nœud. Ce conducteur occasionnel de bicyclettes se sent pousser des ailes dès qu’il enfourche le mulet qui lui servira, le temps de 30 minutes chrono, de moyen de transport. L’adage “Vélib’ au guidon, mort au passage piéton” a fait désormais le tour de Paris, et ce, pour une raison très simple : le Vélib’ ne s’arrête jamais, ô grand jamais, à un feu rouge. (Lire la suite…)









