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Ce parisien qu’on adore détester

19 avr

crédits @www.ledimancheaulit.fr

La “French Arrogance” : c’est le nom de la boite de prod qu’a créée Olivier Giraud pour interpréter How to become parisian in one hour (“Comment devenir parisien en une heure”) parce qu’aucun producteur (parisien, ça va de soit) n’acceptait de produire sa pièce. Trois ans plus tard, c’est la jolie signature d’un one man show qui cartonne, unique en son genre, écrit et raconté en anglais, destiné à un public anglophone mais pas que.

Auto-administré à doses homéopatiques, cet elixir humoristique 100% accessible au français pur beurre est susceptible de guérir les plus neurasténiques d’entre nous. Je dis nous, même si je n’habite plus Paris, parce qu’à chaque fois que je tire la tronche, mes potes étrangers me jettent un regard de feinte compassion (“Nan, mais c’est pas sa faute, c’est culturel, elle est parisienne“), ce à quoi je réponds invariablement, et pour leur plus grande joie :

crédits @ troll.me

Je suis certaine qu’Olivier Giraud voit ce que je veux dire – cet ancien Chef de cuisine expatrié aux États-Unis en pleine crise des freedom fries a du déguster en terme de lynchage culturel. De quoi inspirer ce Manuel de survie pour les non-parisiens éblouis par la Ville Lumière qui souhaitent intégrer les codes locaux.

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Où aller boire un coup après le boulot

14 nov

Non, parce qu'il fait soif, quand même...

Envie de prendre le temps de vivre, de voir vos potes, de descendre des litres de pinard en refaisant le monde comme à l’époque où vous n’aviez que ça à foutre (comme par exemple pendant vos études de sémiologie canine ou durant la parenthèse enchantée qu’a été votre chômage de longue durée) ? No souci. Vous pouvez déjà commencer à bombarder de textos votre tribu ou à haranguer vos collègues du haut de votre chaise à roulettes. Ce soir, on va au bar. On vous a trouvé les deux spots qu’il vous faut, situés dans le centre pour que tout le monde soit content. Rendez-vous 19 h 30/20 h, OK ? (Lire la suite…)

Ce week-end, on s’offre des Journées particulières chez LVMH

14 oct

Vous vous étiez juré que, dès la rentrée, vous iriez davantage au musée. C’était sans compter sur la prog du Quai-Branly et de Beaubourg qui, ma foi, ne vous emballe pas trop… Soit ! Plongez-vous plutôt dans l’univers d’un luxe à la française, mêlant rêve, savoir-faire et qualité incomparable. À l’image des Journées du patrimoine, le groupe LVMH ouvre, le temps d’un fabuleux week-end, les portes des ateliers de ses plus grands chausseurs, modélistes et artisans-joailliers du monde, ses boutiques mythiques et autres caves et distilleries aux précieuses liqueurs. (Lire la suite…)

Nanashi : si seulement la cantine pouvait être toujours aussi bonne !

8 juil

Je compte bien parler d’un sujet tabou : la cantine ! Qu’elle soit scolaire ou d’entreprise, elle a traumatisé des générations entières et peine à redorer sa réputation, et c’est pas Cyril Lignac qui va y changer grand-chose… Pourtant, des grands manitous de la hype nous ont ressorti le concept de la “cantine” : vous êtes au bord de la nausée (relents d’endives au jambon pleines d’eau) et de la déprime. Vous avez tort !

Les desserts.

Car voici venu le temps de la cantine bio, saine, équilibrée… et bonne. Pour laquelle vous allez réserver et même payer grassement. Au programme : du tofu, des céréales, des légumes… “Ouais, ça, ça doit être très bon pour la santé !” Ne faites pas du mauvais esprit. Non seulement, c’est bon pour la santé, mais ça l’est aussi pour les papilles. (Lire la suite…)

Les spots parisiens à éviter à tout prix

9 fév

Depuis longtemps maintenant, je rêve d’une fonction Facebook qui me permettrait de déprécier les notifications de mes amis. Un “J’aime pas” élégamment accolé à l’icône représentant un pouce baissé. Une sentence de mort exprimée par un César des temps modernes (moi), qui viserait à manifester mon dégoût ou mon ennui aux yeux de tous. Oui, à mon sens, on se “like” beaucoup trop les uns les autres dans ce pays virtuel de Bisounours qu’est Facebook.

Puisque le premier réseau social du monde ne me permet pas encore d’afficher une telle publicité pour des raisons qui tiennent sans doute plus à son business model qu’à son désir de protéger la liberté d’expression de ses membres, je m’en vais vous délivrer les trois adresses parigotes qu’il vaut mieux laisser aux autres, que je “dislikerais” illico si quelqu’un en faisait la promotion sur Fesse Bouc.

L’Arcade à Tapas : un vol qualifié

Nichée sous les arcades (justement) du marché Saint-Germain, cette petite échoppe était à l’origine un lieu fort sympathique et méconnu de la jeunesse dorée du quartier. On y dégustait tapas espagnoles et soupes portugaises, comme si on y était (à Lisbonne ou à Séville). C’était en 2008. L’endroit a aujourd’hui changé de propriétaire et compte parmi les pires adresses de Paris. Lorsque j’y suis retournée, il y a quelques mois, quelle ne fut pas ma stupeur en découvrant l’assiette de manchego : le fromage était coupé si fin qu’on voyait le fond de l’assiette… 18 € les 50 g de manchego, pas de bière pression, une clientèle d’étudiants gros bourgeois à claquer, l’Arcade à Tapas est the place not to be. Enfin, sauf si vous aimez faire arnaquer.

André Savaire au Baron.

Le Baron : la boîte mauvais goût qui s’ignore

Ah, on en a fait des caisses concernant ce club. “Non, mais attends, c’est impossible de rentrer au Baron le week-end.” Ouai mais franchement c’est quoi en plus ce nom à la con ? (Lire la suite…)

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