Elles ont débarqué sur le petit écran américain en 2004. Alors que la bande de copines de Sex and the City rendaient leurs sacs Prada et leur armée de Manolo Blahnik, Lynette, Susan, Bree et Gabby dégainaient leur tablier et leur fouet à pâtisserie. Mais pour elles aussi la roue a tourné puisque dimanche les deux derniers épisodes de la série ont été diffusés aux États-Unis. Alors, émus ?
À leur arrivée, elles incarnaient une certaine idée du vintage sexy et remettaient la femme de foyer au goût du jour. Un pari osé mais immédiatement gagnant. À tel point que Laura Bush, alors première de toutes les dames (au foyer), leur rendait hommage lors du très officiel dîner des correspondants de presse de la Maison-Blanche la même année. Celui qui a eu la bonne idée de l’époque, c’est Marc Cherry. En pleine vague des séries de filles, les quatre voisines de Wisteria Lane sont des stéréotypes d’Américaines moyennes, coincées dans une banlieue de maisons témoins Kaufman & Broad, entre couches, mari, barbecues de quartier et repassage. Une vie presque idyllique (?) si le suicide d’une de leurs amies n’était venu fissurer le vernis glacé de leur existence. Une satyre d’une société américaine réac. Et au départ, c’était réussi et nouveau. Accrocher le téléspectateur avec des thèmes comme le conservatisme et le communautarisme alors que l’heure est aux tatoués qui cherchent à s’échapper de prison et au sexe dans toutes ses positions était alors une gageure intéressante. (Lire la suite…)









