“Ex-fan des sixties, petite baby doll”… Gainsbourg aurait pu l’écrire pour elle : Elizabeth Grant, alias Lana Del Rey, jolie brunette à la voix suave et aux allures de pin-up. C’est obligé, vous en avez forcément entendu parler. Et pas seulement parce que son premier album, au titre digne de la Cité de la Peur (Born to Die), vient de sortir*. Ce petit bout de femme (né en 1986) incarne la branchitude absolue de la génération perdue des chanteurs néo-vintage coincée entre deux diktats, celui des majors et celui du Web.
Illustration avec le clip de son tube Video Games : grain façon Super 8, cloches résonnant dans le lointain, air mélancolique qui colle aux tympans… Et pan ! Carton.
Born to… Die ? En chanson alors !
Musique moderne ? Populaire. Un pote autrichien m’a envoyé ce lien en septembre dernier : plébiscité par les internautes, ce titre aux vrais airs vintage, à l’origine du buzz Del Rey, a été vu plus de 24 millions de fois entre juillet 2011 et janvier 2012. C’est la petite bête qui monte, qui monte…
2012, l’Année Del Rey
Et pourtant, ce n’est pas comme si le succès lui était tombé tout cru dans le bec, à Lana. Comme souvent chez les stars, alcool, drogues et amours déçues ont été les catalyseurs de son spleen. Il suffit de trois p’tits tours sur Youtube pour choper la miss en version blonde, affublée d’un T-shirt vert, faire un flop sur une scène new-yorkaise en 2009. À l’époque, Lizzie, trop timide, n’arrive pas à percer. Polydor la repère l’année suivante, et la machine se met doucement en place : le label revampe son image, la rebaptise ”Lana” (plus glam), lui teint la crinière en brune… Et engage une bande de hipsters pour lécher l’esthétique de ses clips, dont trois sont diffusés gratos sur Internet six mois avant la sortie de l’album, en guise de mise en bouche. Le buzz prend, le singulier aspect rétro séduit. Lana aussi. La rançon du succès ? Des millions de fans qui la vénèrent, une obscure chanteuse grecque qui se vénère et l’accuse de plagiat, sans oublier quelques ragots crétinissimes quant à une éventuelle lipoplastie, rapport à sa moue boudeuse. Normal : bienvenue dans la cour des grandes !
Pour ma part, ça fait trois mois que je miaule “It’s You, It’s You, It’s All for You” avec, hélas, pas le même retour micro…
Plus d’info sur http://www.lanadelrey.com/
* Album Born to Die, disponible depuis le 31/01/2012 sur iTunes
Promulgué par l’Altesse mondialiste
Tags:Pin-up, Lana Del Rey, Lizzie Grant, star 2012, Born to Die, Video Games, Blue Jeans, Elizabeth Grant, Gainsbourg, Lana DelRey, It's You, It's All for You






Ok, mais faut-il aimer ?
Puis-je en parler dans un diner mondain, avec des convives chics et successful ?
Dois-je en dire du bien, ou dois-je attiser la polémique ?
Je ne peux tout de même décemment avouer que j’aime bien…
Rien de plus efficace qu’un bon live pour convaincre les réticents :
Une voix pareille, révélée par le web, c’est la vox populi qui parle !
Eh bien si, j’étais passée à côté moi ! Donc merci pour la belle découverte. Quelle voix !
J’ai écouté l’album, et à part les trois titres qu’on pouvaient déjà entendre sur le net, le reste c’est vraiment de la daube…
suis complètement accro à Video Games, Yayo et Born To Die….un poil (?) déçue par l’album…She is a sugar babe. Love your blog, girls, bravo by the way !
“ma” Lana virale est là : http://thebbblondes.blogspot.com/2012/01/zahia-en-clip-ou-en-vo-par-victoria.html
étoile montante.. un peu trop vite! Un produit stéréotypé du web et des majors qui cherchent à créer des icônes.. on va pas cracher sur la musique, car celle ci est loin d’être désagréable, bien qu’en rien innovante.. cependant Miss Lana ne dégage rien, aucune personnalité, aucun univers, tel un robot contrôlé par l’industrie du disque.. sa récente prestation au saturday night live en dit long sur le talent “pas si évident ” que cela de la nouvelle “pop-star”! Attention à ne pas se brûler les ailes en plein vol, Lana!