Souvenez-vous d’une certaine photo de 2005 publiée par le Daily Mirror, où l’on découvre la brindille, visiblement très détendue, snifant un rail en compagnie de ses potes. L’image fait en quelques heures le tour du monde, l’Anglaise perd ses plus gros contrats : H&M, Burberry et Chanel rompent immédiatement les liens qui les unissent au mannequin.
Dans les jours qui suivent, la presse britannique férue de scoops croustillants choque à nouveau l’opinion publique. Kate jouerait à des jeux d’adultes avec ses deux copines Sadie Frost et Davinia Taylor. Les images de ce pseudo triangle lesbien horrifient une Angleterre qui se découvre tout à coup puritaine.
Quelques mois après le scandale, sortant tout juste d’une cure de désintox, le top fait son come-back dans Vogue. Le mag lui consacre une édition spéciale, dans laquelle des personnalités telles que Catherine Deneuve, Alexander McQueen ou Johnny Depp la soutiennent.
Il faudra deux ans pour que l’élan moraliste et bien pensant des British s’essouffle, et que le business reprenne ses droits. Kate Moss fait parler, autant en user. Burberry revient à la charge triplant le cachet de la miss bafouée, et entraînant dans la foulée Dior, Longchamp, Vuitton, Versace…
Elle, qui à 15 ans fumait et se saoulait en présence de ses parents, que Johnny Deep avait abandonnée pour d’autres Paradis, que Pete Doherty aurait poussée dans la cocaïne, n’y serait pour rien. On ne choisit pas sa famille, elle n’a pas su choisir ses amis !
Désormais, la Moss n’est donc plus un top mais une icône, celle des femmes mal aimées par les hommes, celle des mères célibataires, des repenties et, surtout, celle des filles fragiles et insoumises.
Aujourd’hui, la rue s’empare de son image, les plus grands comme les plus cheap se l’arrachent. Elle crée pour Topshop la ligne Kate Moss qui cartonne, dessine (soi-disant) des sacs pour Longchamp, et fait de Parisienne, la fragrance Saint-Laurent pour laquelle elle s’érotise dans une limousine, le best-seller de la parfumerie française.
A l’heure du grand ménage et du bilan personnel, le top envisage même le mariage. Le 2 juillet, la brindille devrait épouser en grande pompe le rockeur Jamie Hince et voler ainsi la vedette à l’autre Kate, fresh et future princesse.
Une seule question brûle désormais les lèvres de l’Angleterre : "Mais quelle robe portera le top ?"
Westwood ? Trop classique !
C’est son grand ami Galliano qui obtient les faveurs de la miss. Probablement blanche, aérienne et infiniment poudrée, la robe de mariée sera donc à croker !
A croire que, finalement, on a les amis qu’on mérite…







4 Réponses à “Kate Moss, merci la coke !”